dimanche 15 février 2026

Post-scriptum [11]

 



Et s’élancer, ce qui propulse est énigme non questionnée, ou alors cela vient, et ici-même : d’où vient qu’il y ait phrases survenant, il pourrait ne rien y avoir, et cela semble n’être pas à mettre sur le compte de ce qui a nom d’inspiration, disqualifiée depuis longtemps*, tout pourrait n’être que pauvreté, et devoir renoncer s’agissant de l’écriture, dans ta lettre : nous renoncerons la pauvreté advenue ou ayant pris place, douloureusement et surtout risquant le désœuvrement insoutenable, car que substituer à cela si elle, l’écriture, n’est pas l’insubstituable, que serait-ce tenez que vivre, serait-ce vivre encore (selon les critères d’autrefois), voici que tombe le soir, non : il est tombé il y a bien longtemps dans l’autre siècle, et la recherche de lueurs s’éternise. Ailleurs, je te vois écrire avec endurance qui intrigue*, depuis combien d’heures nul n’aura compté, les gestes sont rares, je note : l’immobilité (tu ne te lèves pas afin d’effectuer, à l’occasion, des pas dans la pièce, parce qu’à la recherche d’un livre dans le rayonnage alentour, juste : l’action parfois de verser ce café d’une cruche fêlée d’un coup d’éventail* (S. P.) autrefois, ce café peut-être froid à présent, de le porter aux lèvres, et voici ce qu’on appelle boire or cela étanche-t-il la soif, question de la nuit qui vient annonçant les mélanges*, supposons qu’il n’en soit pas un pour ne pas comprendre, ce qui est entendu par mélanges, tu écris en marge : jolie, la double négation qu’il faudrait idéalement non pas triple, quadruple mais centuplée, ouvrant sur des dédales de sens où se perdre, première flasque et déjà l’effet, l’ébriété légère, l’effet sur la phrase, les pensées spéciales,